Aline Weber

Les arbres me ressourcent. J’aime sentir leur énergie autour de moi. Lorsque je m’approche d’eux, que je pose ma main sur leur tronc et que ma paume éprouve la douceur ou la rugosité de leur écorce, alors mon existence semble s’accorder à la leur.


Il n’y a pas de mots pour décrire le langage des arbres. Je suis à l’écoute, même si je ne comprends pas tout. Je prends mon appareil photo et je me laisse guider. L’arbre n’est pas un simple végétal mais un être avec lequel un dialogue s’instaure, une émotion se matérialise, une énergie se dessine. Je cherche alors à transmettre le ressenti de cette rencontre.

 

Cerisier, tilleul, sapin ou chêne, les arbres me racontent une histoire, propre à chacun. Ils m’évoquent un monde chimérique, d’où émergent tour à tour des paysages, des figures, des visages. La force des lignes guide mon esprit, un détail m’attire, l’ombre et la lumière donnent une forme puis un sens à ce microcosme de prime abord chaotique.

 

Dans mon travail, figuration et abstraction se complètent, se chevauchent, s’entremêlent. En jouant avec la luminosité, les transparences, les superpositions, je cherche à créer une ambivalence, une ambiguïté, une sorte d’interpénétration des perceptions. Mon but est de faire émerger une nouvelle image où coexistent plusieurs sens. Je ne cherche pas seulement à décrire mais davantage à suggérer un état intérieur et aborder une forme d’onirisme. Avec le souhait que chacun puisse y trouver sa propre image, en puisant dans ses sentiments.

 

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