Claudia Von Boch

Je commence mon travail en composant ma terre avec des argiles, des engobes, et des émaux que je récupère de manière à reproduire les strates géologiques des montagnes et des roches. C’est cette géologie qui me fascine car dans ce procédé je retrouve un parallélisme avec comment les vies humaines se construisent :

 

Les montagnes, les roches et les minerais sont, comme la céramique, un phénomène non statique que l’on pourrait dire presque vivant tant ils se transforment par l’action du temps, de l’érosion, des pressions et de la chaleur. Cette source d’inspiration me pousse à créer des sculptures et des objets qui reprennent cet effet de stratification. Ils en deviennent eux même des fresques géologiques, reproductions d’un temps raccourci par rapport à celui de la nature, et où le hasard de la cuisson provoque des fusions, déformations, et craquelures.

 

L’Homme y trouve sa place, car sans la Terre il n’existerait pas… mais alors, que serait-il de la Terre si l’Homme n’était pas là pour l’imaginer, la comprendre et la modeler? C’est pour cela que j’inclus des personnages dans mes sculptures comme des témoins de notre association et relation.

 

Les strates sont comme une peau qui conserve en elle les étapes de la vie et du temps. L’humain est ainsi fait…chaque couche vient se rajouter à une ancienne…chacune aura une incidence sur l’être et fait partie d’un tout qui est délicatement et intimement lié au monde terrestre, au monde de Gaïa, la Mère Terre de la mythologie Grecque.

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