Eric Martinet

Martinet.Image1

Mon atelier.. ?

Sans aucun doute le Schwerpunkt de mes activités de peintre, dessinateur, graveur (aïe… toutes ces casquette, pourtant j’en passe et de moins avouables(!))

Quand bien même ces activités peuvent à l’occasion m’en éloigner singulièrement.

C’est que je dois constater mon goût certain (à moins qu’il ne s’agisse d’une coriace nécessité) pour le motif, au sens cézannien du terme… Soit filer sur le terrain, avec armes et bagage (ma carrière militaire restera comme un échec retentissant, mais il m’en reste quelques souvenirs bariolés, que je ne me lasse pas de voir resurgir ici et là au gré de mes pérégrinations…) en quête d’un matériau dont je pèse l’importance sans pouvoir pour autant en définir la nature avant de mettre la main dessus. Un matériau joliment flou donc, ne délivrant rien de très concret, en dehors de dessins en (sur)abondance -c’est déjà pas mal, je sais- qui attendent de se voir confrontés à la logique de l’atelier.

Un lieu, où tout devient possible.

Aux hésitations du terrain succèdent les décisions du laboratoire

Aux multiples gestes du cueilleur se substituent ceux, beaucoup plus volontaires du récoltant…

Et l’énergie du chercheur (qui ne craint pas de multiplier les azimuts) se transforme en une farouche envie de trouver… Dans une attitude où l’obstination le dispute à l’obsession.

A moins qu’il ne s’agisse d’une forme de recueillement ?

Ainsi au temps des campagnes succèderait celui du recueillement. En un lieu qui le favorise et le sollicite.

Mon atelier est bel et bien le centre de gravité de tout ce qui vit dans mon travail.

Informations