Catherine Jan dite Kajan

Kajan par Serge Sautereau

J’ai rencontré Catherine Jan dite Kajan, 54 ans et une dent en forme d’étoile, dans un lieu d’utopie du 18ème siècle, la Saline Royale d’Arc-et-Senans, après plusieurs semaines d’échanges poétiques et oniriques sur internet. Cette artiste poursuit sa recherche sur la rencontre à travers divers procédés dont le dessin rencontre, improvisé intuitivement à partir d’un tirage de cartes et d’une phrase « au hasard ». Elle vit le carnet à dessin à la main, en quête perpétuelle de transformation d’un quotidien trop limité, trop enfermant. Ainsi elle ponctue sa journée d’apparents rituels graphiques, que ce soit dans les transports en commun ou en prenant son café du matin…

Ne pouvant se résoudre à l’incompréhension de son existence elle cherche en permanence les signes d’une autre vérité, la nature véritable de chaque rencontre, celle qui s’exprime au-delà des mots. Tentant d’échapper illusoirement à l’aliénation de l’art à la société de consommation, elle a renoncé aux Beaux-Arts. Elle exerce à temps partiel un métier scientifique dans un laboratoire de génétique forensique, ce qui assure son indépendance de création tout en alimentant de manière originale son inspiration.

« Inopinément », un de ses mots préférés, exprime toute la richesse insoupçonnée du champ des possibles, toute la puissance discrète du hasard.

 

Qu’est-ce qu’un bon dessin ? Une brèche dans le bavardage de l’esprit.

Qu’adores-tu ? Je cherche à ne plus adorer.

Que détestes-tu ? L’hypocrisie et la politesse qui va avec.

Certains mots comme profiter, gaspiller, exister.

Que trouves-tu ? Parfois je trouve un peu d’espoir.

Quelles sont les bonnes questions non posées ? A quoi ça sert ?

 

Informations