Coralie Hirschi

Art et création nomades

 

Si, dans le monde des arts, la mobilité constitue un principe nécessaire de diffusion voire de création, le nomadisme artistique relève d’une référence à la fois plus large et plus profonde si l’on considère le statut de l’artiste aujourd’hui et les contours du monde de l’art.

 

Le principe de mobilité intervient à différents niveaux du processus créateur avec plus ou moins de force, de sens et en combinaison variable. Il s’articule sur au moins cinq niveaux : les artistes, leurs œuvres, les publics, les dispositifs de création et de diffusion. Assemblés de manière chaque fois originale, ces différents niveaux peuvent prendre des formes et des sens variés pour définir les mobilités artistiques.

 

Cette hétérogénéité caractérise l’art nomade comme un art qui s’oppose au stable, à l’éternel, à l’identique, au constant. Dans la pensée nomade, le point sédentaire n’existe ainsi que pour repartir, support, relais du mouvement, relais d’inspiration aussi.

De par sa mobilité, l’art nomade ne renvoie pas seulement à un principe théorique. Il est aussi volonté d’expérimentation et donc mode de vie et construction de soi. En cela, sa pratique rejoint une recherche identitaire.

La création nomade matérialise la dialectique entre théorie et pratique. C’est cette dynamique de changement et d’exploration qu’illustre mon expression. (.bhb.)
Ce texte s’inspire librement de « La pensée nomade et les nouvelles mobilités artistiques contemporaines » par Fabrice Raffin, consulté le 22.01.2017 sur http://www.conteners.org/IMG/pdf_La_pensee_nomade.pdf

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