Vincent Moreau

Mes orientations actuelles s’appuient sur un support papier. Il existe une fragilité apparente à travailler ce substrat, pourtant si résistant. Le papier, son grain, son épaisseur, les déchirures participent à révéler l’image.

Ce qui pourrait singulariser mon travail est l’aspiration à traiter les séries, à explorer une thématique.

« L’atelier est là où se trouve l’artiste » ; j’effectue de multiples esquisses, parfois directement sur le motif. Puis, ces esquisses sont retranscrites en dessin, peinture ou gravure. Le multiple n’est donc pas uniquement dans l’édition taille douce mais également dans les techniques et les supports. La forme est transformée, je voudrais aller à l’essentiel, vers la simplification et l’abstraction.

C’est un désordre de coups de pinceaux, de taches, de traces, de balafres, de traits, de gravures. Une superposition de matériaux.

Né à Paris. De nationalité Suisse et Française, je vis et travaille à Lausanne, Suisse.

Les deux sensibilités apollinienne et dionysiaque semblent guider ma vie.

L’apollinien me dirigea vers des études scientifiques jusqu’à obtenir un diplôme puis un doctorat en aérodynamique de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne.

Le dionysiaque s’empara de moi dès mon plus jeune âge. Je n’ai eu de cesse de pratiquer le dessin, la peinture, les techniques mixtes et la gravure.

En 1989, grâce à cette dualité scientifique et artistique, je rejoins une société active dans le monde entier dans le domaine de l’impression des billets de banque. C’est à ce moment particulier que je découvre véritablement le monde de la gravure.

Je participe, en contact étroit avec les dessinateurs et les graveurs burinistes, à la conception et la création de nombreux billets de banque dans le monde. Lors de mes nombreux voyage à l’étranger, ce contact permanent avec des artistes d’autres pays et de cultures si riches et diversifiées ont nourrit et influencé mon travail artistique.

Dans tout art, il y a une phase d’apprentissage. J’ai l’impression de toujours être en recherche : « Je deviens un artiste très lentement, c’est un essai, parfois le cheminement est une errance, tant de choses restent à explorer ».

Le plus délicat dans le travail de l’artiste est de déterminer quand il doit s’arrêter. St Exupéry mentionnait : « il semble que la perfection soit atteinte non quand il n’y a plus rien à ajouter mais quand il n’y a plus rien à retrancher ».

C’est à l’atelier Aquaforte à Lausanne, avec Monique Lazega, que je me perfectionne à la gravure artistique en taille douce et ses multiples facettes. Je travaille depuis de nombreuses années à l’atelier de gravure de Raymond Meyer à Lutry, en Suisse. Je fréquente aussi régulièrement l’atelier Pasnic à Paris, spécialisé dans la taille douce au carborundum.

Mon travail a été présenté dans plus de 30 expositions individuelles et d’ensemble en Suisse et à l’étranger. Mes œuvres sont dans des collections publiques et privées en Suisse et en Europe.

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